Selon la BBC, l’augmentation du nombre de plaintes concernant le secteur des soins est le résultat de la décision du gouvernement britannique, dans le cadre du Brexit, de faciliter l’accès des travailleurs étrangers à l’emploi au Royaume-Uni. Des milliers de postes vacants qui ne pouvaient pas être pourvus auparavant l’ont été. Le nombre de visas de soins délivrés a augmenté de 171 % en un an.

L’histoire, racontée à la BBC par une femme qui a demandé l’anonymat, est arrivée au Royaume-Uni en provenance d’un pays africain. Elle a été recrutée par une agence de recrutement dans son pays d’origine. Elle a passé un test d’anglais dans son pays d’origine et s’est vu proposer un emploi au Royaume-Uni.

On a promis à la femme de gagner jusqu’à 29 000 livres sterling (33 600 euros), mais l’article ne précise pas pendant combien de temps ce salaire lui a été offert. En outre, son employeur lui a promis une voiture pour effectuer des visites à domicile auprès des bénéficiaires de soins.

Promesses non tenues

Sur place, il est apparu que la femme devait travailler sept jours sur sept, avec des gardes de 20 heures. Elle n’a pas reçu la voiture promise par l’agence de recrutement et a dû effectuer des visites à domicile à pied.

La première fois qu’elle a été payée, c’était deux mois après avoir commencé à travailler, lorsqu’il est apparu que son taux horaire était de 2 livres sterling (2,32 euros), ce qui est inférieur au salaire minimum national et donc illégal. Le salaire horaire minimum au Royaume-Uni est de 10,90 £, et peut atteindre 11,95 £ à Londres.

La femme a déposé une plainte auprès de son employeur, qui a alors menacé de faire annuler son visa. Bien que la femme n’ait pas été autorisée à parler de sa situation aux autorités britanniques, l’histoire a été révélée parce que ses enfants ont dû passer la nuit dans la rue par manque d’argent et ont été remarqués par les travailleurs sociaux locaux.

Les autorités britanniques chargées de l’application de la loi affirment qu’elles tentent d’aider les victimes, et les responsables ont fait de la lutte contre le travail forcé dans le secteur de la santé une priorité.

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