La percée des voitures chinoises en Europe a pris un nouveau tournant majeur et il est peu probable qu’elles soient à nouveau négligées.

La percée des voitures chinoises en Europe a pris un nouveau tournant majeur, il est peu probable qu’elles soient à nouveau négligées.

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Certains constructeurs automobiles traditionnels parient sur le fait que les clients européens, les entreprises européennes et les hommes politiques européens rejetteront tout simplement les voitures chinoises. Ce n’est pas le cas, et ce n’est d’ailleurs pas le cas aujourd’hui, comme le démontre la dernière encoche de Nia.

Il n’est probablement pas nécessaire de vous rappeler que l’UE tente de se couper du pétrole et du gaz russes en réponse à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Les Norvégiens, en particulier, ont tendu une main secourable, mais ce faisant, ils se révèlent être parmi les plus grands hypocrites du monde. Ce pays promeut avec véhémence l’électrification, à tel point que les véhicules hybrides rechargeables ne sont plus adaptés. Ainsi, si quelqu’un veut exploiter un service de taxi dans la capitale, Oslo, à partir du 1er novembre 2024, il devra proposer des courses uniquement dans des voitures électriques.

Alors que les Norvégiens augmentent discrètement leur production de pétrole et de gaz de 13 % par rapport à l’année dernière, et que leur expansion dans la mer de Barents est la cible de critiques de la part de presque toutes les organisations environnementales, ils ne parlent publiquement que de transports propres. Cependant, le pays n’aurait pas l’argent nécessaire pour le subventionner à l’extrême si tous les autres pays se comportaient de la même manière – en effet, les Norvégiens exportent 70 % de l’ensemble des combustibles fossiles. Les Norvégiens exportent en effet 70 % de tous les combustibles fossiles. Ils profitent eux-mêmes de leur emplacement, puisqu’ils produisent de l’électricité principalement dans des centrales hydroélectriques.

Mais laissons de côté l’hypocrisie norvégienne bien connue et concentrons-nous sur les conditions liées à l’exploitation des taxis. Celles-ci constituent une voie toute tracée pour les entreprises chinoises, qui n’hésitent pas à en profiter. Elles viennent de faire une nouvelle percée sur les marchés européens qu’elles convoitent depuis des années. La dernière réussite en date est celle de Nio, qui est devenu le fournisseur numéro un d’Oslo Taxi dans le cadre d’un nouveau contrat. Ce dernier est le plus grand prestataire de services de transport du pays, avec une flotte de plus de 13 000 voitures. Il va sans dire que la plupart d’entre elles, voire toutes, porteront bientôt le logo de la marque chinoise.

Mais on comprend finalement pourquoi le choix s’est porté sur Nio et non, par exemple, sur VW, qui dominait autrefois le marché norvégien. L’entreprise ne compte pas uniquement sur les stations de recharge, mais a conçu ses voitures électriques de manière à ce que leurs batteries puissent également être remplacées. L’opération ne dure que six minutes, ce qui est comparable au temps passé dans une station-service. L’autonomie sera certes inférieure à celle d’une voiture à combustion, mais cela ne devrait pas poser de problème en ville. En outre, les voitures Nio peuvent être achetées sans batterie et louées, ce qui a un effet positif sur le flux de trésorerie de l’opérateur.

Les détails de l’accord n’étant pas encore connus, on ne sait pas si les stations d’échange serviront uniquement aux chauffeurs de taxi ou au grand public. Cependant, il n’y a pas que cet aspect, d’autres points d’interrogation sont également liés aux services. Si Oslo Taxi passe effectivement à la marque Nio pour l’ensemble de sa flotte, il faudra veiller à ce que les chauffeurs de taxi ne perdent pas seulement du temps aux stations de recharge, mais aussi pendant les réparations, qu’elles soient dues à une défaillance d’un composant ou à une panne.

Toutefois, si Nio fait un excellent travail à tous égards, la porte d’entrée de l’Europe est grande ouverte pour les Chinois. En effet, de nombreux passagers sauront par eux-mêmes que les nouvelles voitures chinoises ne sont pas à craindre. Et si les chauffeurs de taxi sont également satisfaits de l’autonomie, de l’endurance et de la qualité, il n’y a aucune raison pour que les citoyens ordinaires ne fassent pas de même. D’autant plus que l’un des points positifs est le prix nettement inférieur à celui des concurrents européens.

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Les services de transport d’Oslo, en Norvège, devront être assurés uniquement par des véhicules sans émissions, c’est-à-dire des voitures électriques, à partir de novembre de l’année prochaine. Les Chinois ont remporté cet énorme contrat, qui marque un tournant majeur dans l’histoire de leur conquête de l’Europe. Photo : Nio

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